REPONSE A VUNUNU PAR IKONGA

Compatriote  VUNUNU,

 

Comme promis, je vous reviens en termes de suite à nos échanges sur la citation de P. E. Lumumba. *Ma réponse ne porte pas sur tout ce que vous avez écrit en attendant cette réponse qui est la mienne. Revoici donc la citation, à titre de rappel (surtout pour ceux qui n’ont pas suivi ces échanges dès le début):

 

”Et pour cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos propres forces énormes, et nos richesses immenses mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration  chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous IMPOSER une politique quelle qu’elle soit.”

 

Je ne reviens pas non plus sur le décorticage tripolaire ou bipolaire conditionné que j’avais exposé du contenu de la citation. Car tout était clair.

je m’attelle à répondre juste à la suite que vous avez réservée à mon exposé sur cette citation. Ainsi les échanges vont être bien circonscrits, sans divagation de part et d’autre.

 

1- VOTRE RÉPONSE : ARTICULÉE EN QUELQUES POINTS (cf. 24 avril 2017).

 

1) Votre accord avec le CET; 2) votre confiance aux Congolais dans la quête de solution à la crise; 3) votre accord pour le partenariat gagnant gagnant; 4) votre opposition à la mise sous-tutelle du Congo; 5)  votre observation du fait que Lumumba parle de la collaboration avec de nombreux pays étrangers, mais pas de mise sous-tutelle; 6) souhait de voir le CET être publié  en vue de l’adhésion populaire  et non le soumettre d,abord à l’ONU; 7) votre incertitude sur le départ de l’ONU du Congo, une fois son mandat terminé, en dépit de son bilan mitigé; 8)  votre croyance au projet fédérateur  mis en place par les Congolais auxquels vous faites confiance. Vous les avez plutôt regroupés en 6 points.

Voilà rappelé synthétiquement la réponse que vous avez réservée à mon exposé.  Si j’ai oublié un point, prière de me le rappeler.

 

2- MA RÉPONSE.

 

Je serai bref, faute de temps.    Je réponds essentiellement aux points 4, 5, 6, 7 et 8, car les autres points ne font pas l’objet de mon désaccord avec vous, du moins de ma part.

Point 4.

Je vous l’accorde, car il s’agit d’une option que vous prenez, quelle que soit le degré de la crise congolaise, si j’ai bien compris.

Point 5.

Revoyez la citation, si on ne s’en tient qu’à elle, Lumumba parle de l’assistance  de nombreux pays étrangers.  Il  n’a pas déterminé ici la nature de cette assistance  (conformément au contexte du vécu concret des Congolais dans l’actualité de leur  crise)  : aide temporaire à court, moyen ou à long terme? En argent, en matériel civil, en équipement ou logistique militaire, en ressources humaines, etc.?  En fait, c’est aux plus concernés eux-mêmes, dans l’actualité de leur vécu  (= les Congolais qui vivent la situation critique de leur pays), de le dire et de déterminer la nature de cette assistance. C’est donc une ouverture au choix conséquent que Lumumba à laissée aux Congolais de tous les temps et de chaque époque de le faire. Le tout donc dépend de ce face auquel nous (Congolais) sommes  confrontés  pour le moment. Autrement dit, Lumumba, dans cette citation, n’a pas mentionné la mise sous-tutelle  mais Lumumba n’a pas non plus, dans cette citation, interdit strictement la mise sous-tutelle. La présente situation en RDC est une situation de crise aiguë.  Il faut examiner cette situation de crise sous deux angles,  et voir quel type d’assistance  (non sans collaboration) correspond à la réalité de notre difficulté au cœur de la crise: 1)  la menace de plus en plus sérieuse qui risque  d’emporter le pays; 2) l’absence de danger d’effondrement du pays  appelant d’autres formes d’assistance.  Mais ne soyons pas émotifs, faisons une analyse à tête reposée de la situation et nous prendrons des options sages.  Le CET en envisageant la sous-tutelle en raison de la forte crise actuelle, met aussi d’autres options sur la table comme éventualités. On ne doit pas s’affoler  (comme on voit certains aller en toute agitation).

 

  1. a)  Si nous optons pour la 1ère possibilité (la menace de plus en plus sérieuse  qui pèse sur notre pays…)  en étant conscients de nos limites en termes de moyens dont nous disposons pour y faire face, ou encore conscients de notre incapacité à y faire face, l’option de la mise sous-tutelle temporaire (courte durée) devient envisageable et ne peut être exclue d’un revers de main, si l’assistance à court ou à moyen terme   (quelle qu’en soit la nature) ne peut nullement aider adéquatement.  Le CET ayant mesuré la gravité de la situation actuelle et la possibilité d’aboutir à un chaos non souhaité, n’a pas jugé sage d’écarter l’idée de la mise sous-tutelle.
  2. b) Si, par contre, nous réalisons à l’examen de l’Évolution de la situation  sur le terrain, des signes de décrispation et d’optimisme, c’est-à-dire l’observation que la situation au pays est de plus en plus moins grave qu’on la voyait poindre à l’horizon, et que les moyens dont nous disposons pour  y faire face nous permettent de nous résoudre  sans états d’âme, alors nous mettons une croix sur l’assistance étrangère. Quitte à indiquer explicitement, de manière concrète,  le processus  (détaillée) menant à la sortie de cette crise.

 

PAS D’ÉMOTION

Quelqu’un a, sous émotion, affirmé:

 

”Le docteur professeur Ikonga va jusqu’à affirmer que Lumumba, en parlant de l’assistance des pays amis préconisait la sous-tutelle  du Congo.”  (Évariste Mpwo)

 

Je précise que tous les propos écrits que j’expose en public sont conservés. Je souhaite que l’auteur de cette affirmation (qui se perd dans ses propres déductions émotionnelles)  expose devant le public, qui nous suit dans ces échanges,  l’intégralité du texte de l’intervention de Monsieur Ikonga Wetshaydans lequel ces propos, qui sont de nature à ameuter les gens, ont été prononcés.  Car mon texte du décorticage  de la citation du Héro national est encore là, et on peut le revoir facilement.

La transparence et l’honnêteté dans les échanges sont toujours recommandées. La calomnie dans le but de bien paraître ou d’avoir raison est déconseillée, davantage la tempérance est bien venue. La culture de la violence verbaleobservée sous la IIème République ne doit plus continuer à élire domicile dans nos échanges  alors qu’on veut construire un Congo paisible assis sur des bonnes bases. Ce qui se passe aujourd’hui dans le pays est le fruit d’une culture de violence non souhaitée. Dire ainsi les choses est une façon de nous entraider.

 

Point 6.

 

Le souci du CET est l’efficacité : avec  une approche qui veut consolider la fondation de l’État congolais et rendre opérationnelles les institutions, sans forcément viser l’adhésion populaire ou celle de tous, d’autant plus qu’on sait que la rigueur du travail technocratique ne plait pas toujours aux habitués du laxisme et de bonne vie et mœurs, tel qu’on le voit chez nous. Car les               concepteurs du CET n’estiment pas que l’adhésion populaire ou toute autre approche populiste soit la clef de la sortie de la crise en temps de transition. Il me semble que plusieurs réagissent comme si le projet du CET  se structurait pour une mandature  régulière de gouverne politique. Pourtant c’est un projet de courte durée dont le temps va filer comme de l’éclair. Regardons avec quelle vitesse les deux mandats du Président congolais sortant se sont écoulés.

 

Point 7.

Votre doute sur la volonté de l’ONU, venue au Congo pour assister le pays, d’accepter de repartir, une fois son mandat terminé, affirmez-vous.

 

Oui, on peut se permettre un tel doute. Ce doute n’est pas interdit.   Mais soyons réalistes. Dans quel pays du monde l’ONU est-elle restée définitivement, en dérogeant à toutes les stipulations de sa Charte?  Si vous avez un exemple concret à illustrer, depuis sa création jusqu’à date, vous pouvez le donner. Mais n’oublions pas que l’ONU  ce sont aussi des dépenses considérables des différents pays qui s’y engagent: en finances, en ressources humaines, en matériels ou équipements civils et logistiques militaires. Et les pays contributeurs ont toujours du mal à supporter ce poids. Les voyez-vous donc continuer à endurer cette charge perpétuellement pour les Congolais?  Pensez aux effectifs de notre pays qui ont été mis à la disposition de cette institution pour servir en Centrafrique et ce qui en est résulté. Le Congo a-t-il voulu continuer à dépenser pour ces effectifs ? Ne soyons pas naïfs.

 

Point 8.

Votre confiance aux Congolais et  au projet fédérateur (idée de mama Kanku) que ceux-ci pourraient concevoir, dites-vous?

 

Nous croyons tous aux accomplissements des Congolais de qualité. C’est là même la raison d’être de l’insistance du CET sur le pointage des technocrates congolais comme acteurs majeurs principaux  de la transition congolaise, appelés, avec toutes leurs compétences, à remettre l’État congolais sur les rails de façon à permettre un relais dynamique pour le progrès et le développement du pays par  ceux qui se mettront au travail en temps de mandature régulière de gestion nationale.

 

Nous voulons que, ceux qui n’ont pas de proposition alternative, entendent ce message et ne s’adonnent pas à une sorte d’agitation verbale juste dans le but de perturber l’initiative parce qu’ils ne pensent qu’à une certaine prise de pouvoir et à la place que risque de prendre le CET au lieu que ce soit leurs partis politiques. Les concepteurs et animateurs du CET, on ne le dira jamais assez, ne sont pas des demandeurs d’emplois au Congo.  Ils sont, au départ,  des professionnels qui feront des mises en disponibilités dans leurs secteurs respectifs d’activités professionnelles dans le but d’aller servir, volontairement et pour cette courte période de transition, leur pays. Ensuite ils reviennent  rejoindre leurs milieux professionnelles dès lors que termine cette transition pour laquelle ils se sont investis.

Au début de l’année 2016, certains compatriotes ont accusés les concepteurs du CET de comploter avec les grandes puissances et l’ONU pour aller s’emparer des institutions congolaises. Certains ont même prétendu avoir  vu  IkongaWetshay dans les bureaux de L’ONU à New York, certainement disaient-ils, pour comploter. Quelle exagération mes amis. Mais toute l’année 2016 est passée, et nous sommes maintenant en avril 2017 mais personne n’a jamais vu Ikonga Wetshay  et le CET s’emparer des institutions au Congo.

 

Paix chez vous.

 

Ikonga Wetshay.

 

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