Lettre d’un Collectif des Intellectuels de la diaspora au SG de l’ONU ( 06 Janv 2016)

INTELLECTUELS CONGOLAIS DE LA DIASPORA

 

Courriel électronique pour contact :  LettreSgOnuParIntellectuelCongokin@congokinmedia.com

 

 

 

 

 

A : Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies

A New York.

 

UN Headquarters

First Avenue at 46th Street

New York, NY 10017

USA

 

 

CONCERNE : LETTRE OUVERTE DES INTELLECTUELS  CONGOLAIS AU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU.

 

New York, le 6 janvier 2016.

 

Monsieur le Secrétaire Général,

 

Mesdames et Messieurs les Représentants des pays membres du Conseil de Sécurité,

 

Le 4 janvier 2010 dernier, nous nous étions fait le devoir patriotique  de vous adresser un courrier dont la copie est en annexe, au nom des intellectuels congolais de la diaspora. Nous y dénoncions notamment la demande de retrait des troupes de l’ONU par les autorités congolaises alors que  la réforme des systèmes  de sécurité  et de Justice  en vue d’améliorer la capacité de l’État  à pourvoir  à sa propre sécurité comme à celle de ses populations, dans le respect de l’État de droit et des droits de l’Homme n’avait même pas encore été initiée.

 

Aujourd’hui, six années après, le bilan des reformes de  systèmes de sécurité et de justice en RDC  n’est pas élogieux, comme il ne l’est pas, non plus, en matière de gouvernance économique et administrative. Le déficit des efforts dans le chapitre du développement des institutions démocratiques explique, par ailleurs, l’impasse actuelle du processus électoral que d’aucun ne souhaite transparent et apaisant. Cette situation constitue, non seulement une autre menace contre la paix, la relative stabilité politique, mais, bien plus grave, elle vient hypothéquer  lourdement des avancées pourtant significatives en faveur du redressement des équilibres macroéconomiques et  sur l’accélération de croissance économique.

 

 

Alors que les résultats de la campagne électorale de novembre  de 2011, étaient très contestés, malgré son très coût onéreux, principalement à cause du manque   manifeste de volonté politique,  l’Etat Congolais  semble  incapable d’organiser les élections, aussi bien présidentielles, législatives que régionales et locales,  initialement prévues à la fin du  mandat  du Président  de la RDC actuel. Face à ce blocage dangereux, des acteurs politiques de l’opposition ont déjà appelé à l’insurrection.

 

Aujourd’hui, face à cette  situation que continue de traverser la RDC, nous nous permettons une fois de plus d’attirer votre attention afin d’éviter aux populations de la RDC les affres d’une autre guerre civile qui semble s’annoncer.

 

Nous, signataires de cette lettre ouverte, sommes convaincus que la RDC demeure un Etat très fragile avec des institutions très faibles. La consolidation de la démocratie dans notre pays sera un processus long et complexe qui doit être soigneusement contrôlé et accompagné par la communauté internationale, afin d’éviter de voir basculer le pays vers l’autoritarisme, sinon la perte de contrôle des leviers de commande de l’État, au profit des centres d’impulsion des idéologies négatives  déstabilisantes pour tout son voisinage immédiat ; soit près de 250 million d’êtres humains.

Même dans l’hypothèse d’une évolution strictement interne, la tentation de la militarisation du pouvoir pourrait être privilégiée au détriment de toute autre stratégie de sortie de crise.

 

Pour éviter l’escalade militaire, voire une guerre civile et l’éloignement  du dialogue politique comme seule voie règlementant les conflits sociaux, nous, membres de l’élite congolaise, signataire de cette lettre ouverte affirmons :

 

  • La nécessité pour l’Organisation des Nations Unies (ONU) de maintenir ses capacités dans ce pays à leur niveau de 2014, voire les renforcer;
  • Une implication plus dynamique en faveur de l’organisation d’un dialogue entre les forces politiques et sociales en RDC ;
  • Une gestion prévisionnelle de la crise devant déboucher sur la création d’un Corps exécutif de transition composé des experts congolais.

 

1) RENFORCER LA PRESENCE DES FORCES DE L’ONU

Les autorités congolaises continuent à réclamer le départ des troupes de l’ONU, malgré la persistance de l’insécurité à l’est du pays. Or, comme dans notre précédent courrier, face au discours populiste des gouvernants à Kinshasa, nous vous exprimons nos appréhensions quant au devenir de la nation congolaise, un peuple de plus de soixante-dix  millions d’habitants au centre de l’Afrique.

Le retrait prématuré des forces de l’ONU, qui avait été l’objet de la requête des autorités de la RDC, n’avait pas eu d’effet. D’ailleurs, l’on pourrait se demander aujourd’hui ce qu’aurait été le sort du peuple congolais si les attaques de puissances étrangères par le biais du M23 étaient survenues après un éventuel retrait total des troupes de l’ONU en 2011.

Deux  situations – ne s’excluant pas mutuellement – pouvaient se produire: la RDC pouvait tout simplement imploser, engendrant une situation de non-Etat pire que celle apparue après l’éclatement de la Somalie depuis bientôt trois décennies  et qui constituerait  une base  arrière idéale des Shebabs et autres terroristes imaginables , ou elle pouvait devenir le champ de bataille d’une deuxième guerre mondiale africaine opposant les pays de la SADC (Communauté pour le développement de l’Afrique australe), avec lesquels la RDC a un pacte de défense, et les forces du M23 soutenues par des acteurs étatiques connus de tous.

Nous avions salué la décision du Conseil de Sécurité de l’ONU du 28 mars 2012. Pour faire face aux vagues de déstabilisation récurrentes dans l’est de la RDC menaçant la stabilité et le développement du pays ainsi que toute la région des Grands Lacs, sa résolution 2098 avait créé une « brigade d’intervention » qui a fait ses preuves contre le M23 et qui continue de s’engager contre les rebelles rwandais et ougandais ayant élu domicile sur le territoire de la RDC.

L’exclusion du contingent de la RDC de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) après de « multiples exactions », parmi tant d’autres contingents, a certes constitué une honte nationale pour les Congolais ; mais elle nous a aussi permis d’ouvrir les yeux. Les autorités congolaises n’ont pas réussi la réforme de l’armée, malgré l’assistance de la communauté internationale.

L’amélioration des relations entre la RDC et les Etats voisins n’a pas encore éliminé toutes les causes de conflits. L’incapacité de l’Etat congolais à former une armée dissuasive au service du pays et la porosité de sa frontière orientale offrent toute latitude aux acteurs étatiques et non étatiques étrangers pour déstabiliser le territoire congolais afin de pratiquer la contrebande des ressources naturelles.

Nous réitérons donc notre demande d’efforts supplémentaires de l’ONU pour sécuriser davantage les populations congolaises.

2) ORGANISER  UN DIALOGUE ENTRE LES FORCES POLITIQUES ET SOCIALES

Une fois de plus, le destin de la RDC se joue entre, d’une part, l’invitation au dialogue  non autrement défini  par le président Kabila et, d’autre part, les menaces d’insurrection par des animateurs de la société civile et de l’opposition  impatients  de voir une alternance du pouvoir. Cela va sans dire que l’intérêt des populations congolaises pour une paix durable et  le développement  est loin d’être la  base principale des motivations   des uns  et des autres  dans cette dangereuse escalade.

Le dialogue est une vertu canonique en démocratie, mais en raison du déficit de la culture démocratique due aux moules de l’histoire, à savoir les dictatures coloniale et postcoloniale, il est évident que sans une implication plus active de l’ONU, les acteurs politiques congolais ne s’entendront jamais seuls sur le principe du dialogue comme sur son contenu.

 

Le risque est grand pour que l’ouverture de ce dialogue soit sans cesse reculée jusqu’aux prochaines échéances électorales; et ceci ne fera qu’ouvrir la voie à une autre guerre civile aux conséquences beaucoup plus déstabilisantes que celles connues dans un passé récent, dont le bilan a dépassé cinq millions de morts.

Des pressions doivent donc être exercées aussi bien sur les différents regroupements politiques de l’opposition que sur le pouvoir en place, en vue de la tenue d’un dialogue au Congo, condition  pour aboutir à des compromis minimums requis sur les dispositions constitutionnelles susceptibles d’assurer le fonctionnement des institutions de l’État, non pas dans l’intérêt des gouvernants, mais de la population.

 

L’organisation des prochaines élections ne devrait pas être le seul sujet à traiter au cours de ce dialogue. D’autres questions en suspens, telles que la mise en œuvre des outils légaux de décentralisation effective du pouvoir des collectivités territoriales et  l’adoption d’un programme prioritaire de réhabilitation des infrastructures économiques et sociales.

 

Nous demandons donc au Secrétaire Général de l’ONU d’accompagner les Congolais dans l’organisation de ce dialogue, car l’absence de dialogue ou un simulacre de dialogue risquerait de coûter très cher au peuple congolais mais aussi bien à la communauté internationale comme le prouvent les conséquences du conflit en Lybie et en Syrie.

 

3) CREATION D’UN CORPS EXECUTIF DE TRANSITION

La RDC est indiscutablement connue pour l’immensité de ses ressources naturelles. Mais elle est aussi un pays dont des filles et des fils se sont distingués tant à l’intérieur qu’à l’extérieur dans divers domaines de compétence, notamment celui de la gestion. Comment alors, un pays autan doté en termes de ressources  naturelles et humaines n’arrive-t-il pas à prendre son envol ? N’est-ce pas là les tares reconnues à un pays qui n’arrive pas a instaurer un cadre institutionnel fonctionnel ; ce que le Président Obama a appelé « des institutions fortes » ?

le Secrétariat général des Nations Unies pourrait aider à remédier à la lacune en intervenant avec tous ses moyens (y compris ceux déjà sur place) pour l’installation  d’un Corps exécutif de transition (CET) un organe similaire aux administration intérimaires de l’ONU qui avaient réussi notamment au Cambodge.

Le CET dont le coordinateur sera une personnalité congolaise indépendante connue pour  son attachement à la RDC, doit être, dans sa composition constitué de congolais compétents et  moralement probes,  représentatif  de toutes les provinces, sans discrimination de gendre, et qui n’aspirent pas à assumer de rôle politique immédiatement après la transition ; et ceci, en vue de constituer un corps composite solide dans et pour des actions efficaces et constructrices, promotrices de l’ensemble du pays.

Le CET aura comme missions principales : (1) administrer le territoire en améliorant  la qualité de la gouvernance ; (2) faciliter la reconstruction des infrastructures essentielles en engageant  une lutte implacable contre la corruption ; (3)  ainsi que l’établissement d’un système électoral unificateur viable devant mener aux  élections crédibles  et transparentes.

Le CET aura une durée limitée à trente-six mois.

  1. Améliorer la gouvernance

Certes, il est indéniable que l’actuel exécutif de la RDC a  eu certains acquis positifs  sur le plan de performances administratives. Il s’agit notamment de la stabilisation de la situation macroéconomique  et monétaire  après plusieurs décennies de marasme économique et social.

Néanmoins, d’autres performances administratives telles la qualité des infrastructures, le fonctionnement de la justice et la sécurité des citoyens  jusqu’ici  négligés    sont à prendre en compte pour un bilan dans le cadre de la bonne gouvernance ;

Nous savons que cette dernière  s’étend au-delà des performances administratives ; il faut y inclure l’avènement d’un Etat de droit et l’organisation de consultations électorales transparentes. Et ce, dans l’objectif de renforcer la capacité des autorités à gérer les processus de développement et à créer un climat favorable à l’exercice des responsabilités collectives dans la société civile ; sans cela, la prévention des conflits et la décrispation des tensions politiques et sociales, ainsi que l’avènement d’une culture de paix sont impossibles.

Le résultat de la bonne gouvernance en RDC  n’est donc pas brillant et  le CET doit veiller à son amélioration.

 

  1. Lutter contre la corruption pour reconstruire les infrastructures essentielles

Dans la reconstruction des infrastructures essentielles le CET mettra l’accent sur la lutter contre la corruption.

Le niveau de corruption en RDC est parmi les plus élevés au monde. Ceci a une incidence très négative sur la réduction de la pauvreté. Des individus ont profité de leurs fonctions ou de leurs relations avec ceux qui détiennent le pouvoir pour s’offrir de gros salaires et se créer des opportunités d’enrichissement illicite. Après mille et une déclarations, le président Kabila a même nommé un « super ministre » pour combattre la corruption. Depuis plus d’un an, on attend toujours le moment où il traduira en justice les dignitaires du régime.

Certes, la corruption est un phénomène qui est présent partout dans le monde et qu’il est impossible d’éradiquer totalement. Néanmoins, les études ne prouvent-elles pas qu’elle est beaucoup plus nuisible aux pays pauvres, en empêchant la croissance économique par le détournement des fonds nécessaires à l’éducation, à la santé et aux autres services publics ?

Comme les rapports de la Banque mondiale et du FMI le montrent, depuis plusieurs années, la RDC enregistre un taux de croissance économique impressionnant, mais le taux de pauvreté demeure l’un des plus élevés au monde ; Et ceci est dû principalement au taux élevé de la corruption qui ne permet pas à l’Etat  à mobiliser suffisamment de recettes nécessaires pour le fonctionnement et le développement des infrastructures essentielles pour un Etat moderne.

Le CET doit se libérer du choix  binaire qui  caractérise  la gouvernance du pays jusqu’à présent, suite à  l’insuffisance des ressources financières disponibles: s’enfoncer dans l’endettement et les déficits au prix de la stabilité  tel que c’était connu dans le passe encore récent ou limiter les dépenses sociales et d’infrastructure pour maintenir la stabilité macroéconomique et monétaire.

En s’attaquant à la corruption le CET  va  optimaliser la mobilisation des recettes ; et ceci lui permettra de répondre aux besoins de développement tout en maintenant la stabilité macroéconomique comme l’affirment, d’ailleurs, les experts de la Banque Mondiale dans leur  récent rapport  sur la RDC.

  1. Instaurer un système électoral moins coûteux et plus juste

En règle générale, les budgets électoraux font partie du budget consolidé de la nation sur un cycle annuel. Mais, en RDC, la part du système électoral dans le budget national est exorbitante. Selon le Premier Ministre congolais, s’adressant au Parlement du pays, 6,4 % du budget national est alloué aux élections depuis trois ans. Cela correspond aux élections les plus coûteuses du monde par tête d’habitant. Mais en plus de cette ponction au budget national, pour chaque cycle électoral la RDC compte recourir  à l’assistance budgétaire étrangère. Ceci  soulève la question de la viabilité du système électoral.

Par ailleurs, l’organisation des élections, en plus de son coût exorbitant, subit  les effets de la corruption.

Même si ces élections pouvaient être organisées maintenant, peut-on garantir qu’elles seraient crédibles et transparentes, qualités qui feraient d’elles des élections démocratiques ? Dans un pays où l’Etat demeure jusqu’à ce jour un instrument approprié pour l’enrichissement personnel et où ceux qui sont passés au pouvoir se servent des ressources publiques pour satisfaire leurs intérêts, croire à l’organisation d’élections justes et crédibles lorsqu’elles sont organisées par des personnes dont la principale préoccupation est la longévité au pouvoir serait faire preuve de naïveté.

Le processus électoral actuel demeure un exercice inutile pour la démocratie et devrait être suspendu et mieux repensé. Ce sera là une des tâches principales pour le CET.

EN CONCLUSION

Le rétablissement des équilibres macroéconomiques de la RDC propulse le pays dans l’ère de l’accélération de la croissance économique. L’expertise congolaise voit en cette perspective de retour du pays sur le marché des capitaux une opportunité pour transformer la RDC en nouvelle destination privilégiée des investissements, pour le plus grand bien des populations nationales et des partenaires économiques majeurs du pays.

 

Concomitamment à cette évolution, la classe politique congolaise continue à étaler devant l’opinion nationale et internationale les preuves de son déficit de la culture de gestion des institutions démocratiques. Le niveau de désaccords entre acteurs politiques indique que la crise politique et institutionnelle conduit le pays tout droit vers une crise sécuritaire. Or, à l’instar des situations d’autrefois en RDC, les conflits nés des désaccords institutionnels produisent des incidences considérément négatives sur le système d’accumulation des richesses. Ayant pris conscience des atouts que possède le pays pour créer un foyer régional de croissance en Afrique centrale, les élites congolaises tiennent à défendre les acquis de plusieurs décennies d’ajustement structurel  pour lancer un processus d’émergence économique de la RDC.

 

Ainsi, nous, signataires de cette lettre ouverte :

 

  1. pensons que la consolidation de la démocratie en RDC sera un processus long et complexe qui doit être soigneusement contrôlé et accompagné par la communauté internationale, afin d’éviter de voir basculer le pays vers un autoritarisme similaire à celui connu pendant quatre décennies de notre histoire récente, ou vers un chaos politique, économique et social similaire à celui de la Syrie ;

 

  1. estimons que cette consolidation de la démocratie nécessite un dialogue non seulement pour l’organisation des élections, mais également en vue d’aboutir à un consensus sur d’autres problèmes importants pour la reconstruction de la RDC ;

 

  1. recommandons la création d’un Corps exécutif de transition, ayant pour mandat d’administrer le pays durant trente-six mois, de bâtir un cadre institutionnel moderne, et d’organiser des élections moins coûteuses, crédibles et transparentes ;

 

  1. sommes reconnaissants envers tous ceux qui, dans le système international, ont fait des efforts pour stabiliser la situation en RDC.

Nous citons nommément les anciens représentants du Secrétariat Général de l’ONU Roger Meece, Martin Kobler, le lieutenant général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, commandant des forces de la Monusco, ainsi que leurs collaborateurs ; et surtout tous les soldats de la paix, dont certains ont versé leur sang afin de réduire au minimum l’instabilité chronique imposée par les acteurs étatiques et non étatiques des pays limitrophes qui ont profité des faiblesses de l’État congolais ;

 

  1. souhaitons que cette lettre ouverte reçoive l’écho qu’elle mérite auprès des acteurs du système international, à qui elle est adressée, tout comme auprès des Congolais, des amis du Congo, ainsi qu’auprès de toute personne éprise de paix qui l’aura lue.

 

LES SIGNATAIRES :

(Pour  tout contact ou pour ajouter votre nom sur la  liste des signataires, envoyer un email à l’adresse suivante : LettreSgOnuParIntellectuelCongokin@congokinmedia.com

Avec le  titre “SIGNATURE” )

(Les 30 premiers signataires)

  1. Pierre Vile-linda Sula,  IT Architect,  USA
  2. Opula Lambert, Professeur d’Universite, CANADA
  3. Andrew Keller, Professeur d’Universite, USA
  4. Pierre Loya, Chimiste, USA
  5. Mastaki Bayange, Juriste, CANADA
  6. Mambo Lumona, Consultant Finance, USA
  7. Ikonga Wetshay, Professeur d’Universite, CANADA
  8. Joseph Betofe, Consultant  , USA
  9. Louis Lukaso, Pharmacien , USA
  10. April Sula, Gestionnaire des Ecoles USA
  11. John Mokili, Professeur d’Universite, USA
  12. Georges Taibu, Gestion, CANADA
  13. Audry Kibonge, Chercheur, USA
  14. ACKYS KITUBA, London/ UK.
  15. David Loya, Informaticien, USA
  16. Claudine Naweza, Juriste, USA
  17. Jhorel Okenghe, Informaticien, USA
  18. Leonard Sabiti,Sociologue,USA
  19. Asumani Sula, IT Manager, USA
  20. April Hendred S, Gestion du Personnel, USA
  21. Jimmy  Betofe, IT Manager  USA
  22. Verlain Betofe, High School Teacher  USA
  23. Ramazani Masudi,Accounti, CANADA
  24. Germaine Bondoko, CNA , USA
  25. Mwamini Keller, RN, USA
  26. Raphael Kibonge Djamanga, Economiste, USA
  27. Bibiane Samafundu,  Economiste, USA
  28. Mathieu Bushiri, Informaticien, USA
  29. Valency Bushiri, Gestion, CANADA
  30. Nyembo Mukumbilwa, electronicien,CANADA

…………………….

 

 

 

 

 

 

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